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Espèces protégées et invasives du Val-d'Oise

Notre association vous dit tout sur les espèces à protéger et les espèces invasives que vous pourrez rencontrer lors de vos sorties pêche dans le Val d'Oise.

Les écrevisses : espèces autochtones et protégées

Écrevisse à pieds rouges

(Astacus astacus)

Originaire d'Europe centrale, cette espèce est représentée dans le nord-est de la France. Cette espèce subsiste grâce aux efforts de repeuplement. Elle vit dans les eaux de bonne qualité et bien oxygénées. La reproduction a lieu en octobre-novembre et la femelle porte 100 à 150 œufs dont l'incubation va durer 6 à 7 mois avant l'éclosion des larves en juin-juillet.

Elle est classée « espèce protégée » (arrêté du 2l juillet 1983).

Signes particuliers : pinces massives et rugueuses, rostre à bords lisses, crête médiane du rostre denticulée, 2 crêtes post-orbitales et 1 ligne d’épines à l’arrière du sillon cervical.

En savoir plus sur la réglementation

Écrevisse à pieds blancs

(Austropotamobius pallipes)

 

Originaire d'Europe occidentale, cette espèce est la plus répandue en France

On la retrouve dans les eaux de bonne qualité, fraîches et bien oxygénées. La reproduction débute en octobre et les larves sont libérées en juin-juillet. La femelle porte environ 80 à 120 œufs pendant une période de 6 à 7 mois. Elle est classée « espèce protégée » (arrêté du 2l juillet 1983)

Signes particuliers : pinces rugueuses et blanches en dessous, 1 seule crête orbicale et rostre triangulaire à crête médiane lisse.

Écrevisse des torrents

(Austropotamobius torrentium)

Originaire d'Europe centrale, cette espèce est présente dans le bassin de la Moselle. Elle a la particularité d’être de petite taille.

On la retrouve dans les eaux de bonne qualité, fraîches et bien oxygénées. Sa reproduction débute en octobre-novembre et la femelle porte les 60 à 120 œufs pendant 6 à 7 mois. L’éclosion a lieu en mai-juin.

Elle est classée « espèce protégée » (arrêté du 2l juillet 1983)

Espèce introduite

Écrevisse à pattes grêles

(Astacus leptodactylus)

Originaire de l'Europe orientale, cette espèce a fait l'objet d'élevages.

Elle vit dans des eaux calmes ou des étangs et peut supporter des eaux chaudes. L’accouplement a lieu en décembre-janvier et les œufs éclosent en juin-juillet. Les femelles portent entre 200 et 400 œufs.

Signes particuliers : pinces effilées aux doigts grêles, rostre à bords crénelés, crête médiane denticulés, 2 crêtes pot-orbitales épineuses et nombreuses épines sur les flancs et les pinces et à l’arrière du sillon cervical.

Espèces introduites et susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Écrevisse américaine

(Orconectes limosus)

Originaire de la côte Est des États-Unis, l'écrevisse américaine est une espèce introduite en Europe dans les années 1880 et né France dans les années 1930. Elle est l’espèce la plus répandue en France.

Elle vit dans des eaux calmes et riches en végétation et même de mauvaise qualité. L'accouplement a lieu en avril-mai et l'éclosion des 100 à 200 œufs en mai-juin. Elle est considérée comme une « espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » (article R-432-5 du Code de l'Environnement).

Signes particuliers : taches rougeâtres sur l’abdomen, ergot caractéristique à la base des pinces, rostre aux bords parallèles en forme de gouttière et épines de part et d’autre du sillon cervical.

Écrevisse de Californie dite écrevisse signal

(Pacifastacus leniusculus)

Originaire de la côte Ouest des États-Unis, cette espèce a été introduite dans les années 1960 en Suède pour pallier à la disparition des écrevisses à pattes rouges. Elle arrive en France au cours des années 1970-1980 par l'intermédiaire d'élevage, mais elle s'échappera et colonisera de nombreux milieux naturels. On la trouve dans des eaux de bonne qualité, aussi bien dans les ruisseaux, les lacs et les étangs. La reproduction débute en octobre-novembre, la femelle porte 100 à 300 œufs et libère des larves en mai-juin. Elle est considérée comme une « espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » (article R-432-5 du Code de l'Environnement). Signes particuliers : pinces rouges en dessous, taches blanche ou bleutée à l’articulation des pinces, rostre à bords parallèles, 2 crêtes post-orbitales épineuses et céphalothorax

Écrevisse rouge de Louisiane

(Procambarus clarkii)

Originaire du sud-est des États-Unis, l'espèce est introduite en 1930 au Japon, puis dans différents pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Elle rejoint, ensuite, le continent africain, d'abord le Kenya (1966 à 1970), puis l'Ouganda et le Soudan. L'espèce arrive en Europe, d'abord en Espagne vers 1973, puis en France à partir de 1976.

Elle vit sans problème dans tous les plans d’eau, dans les eaux marécageuses. Elle creuse des terriers dans les berges. Cette espèce a la particularité de croître rapidement. Les femelles portent en moyenne 500 œufs et peuvent se reproduire plusieurs fois dans l'année.

Elle est considérée comme une « espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » (article R-432-5 du Code de l'Environnement). Signes particuliers : pinces effilées couvertes de taches rougeâtres et ergot à la base des pinces, rostre à bords convergents, sillons se rejoignant en un point sur le céphalothorax, lui-même hérissé de nombreuses aspérités.

Guide d'identification des écrevisses